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Maladies dégénératives

La nutrition pour contribuer à repousser la progression des maladies dégénératives, c'est ce que vous explique le Dr Chicheportiche Ayache, médecin nutritionniste à Paris 16ème.

Retarder les effets du vieillissement de façon générale mais aussi des fonctions cognitives et intellectuelles est un enjeu important de société.

Ainsi les maladies dégénératives cognitives dont la maladie d’Alzheimer est la plus fréquente et la plus redoutée représentent actuellement la 4ème cause de décès dans les pays industrialisés. En France, actuellement plus de 800 000 personnes souffrent de cette affection et on dénombre quelques 165000 nouveaux cas par an.

 

Les principaux facteurs de risque de la maladie d’Alzheimer sont 

  • L’âge élevé
  • Le genre féminin : probablement en rapport avec la chute brutale du taux d’estrogènes après la ménopause chez les femmes. A l’inverse les hommes qui conservent une production d’androgènes jusqu'à leur mort seraient protégés grâce à une capacité qu’aurait leur cerveau à transformer leurs androgènes en estrogènes.
  • Le faible niveau socio- éducatif
  • Le célibat
  • Une prédisposition génétique
  • Les facteurs de risque cardio-vasculaires que sont l’hypertension artérielle, le diabète et l’hypercholestérolémie
  • Les traumatismes crâniens, les chocs psychologiques et les dépressions (toute situation entrainant une diminution des ressources neuronales dans le capital cérébral)
  • Les carences en Vitamine B9 et B12 favoriseraient l’altération des fonctions cognitives.
  • Et enfin, certains facteurs environnementaux tels que des expositions prolongés à l’aluminium, au plomb, au mercure et aux pesticides auraient un rôle favorisant cependant, les études restent contradictoires sur ce sujet et l’imputabilité incertaine

Les aspects nutritionnels de la prise en charge de ces pathologies sont à envisager à double titre :

  1.  Existe t il des aliments (ou de façon plus générale des règles hygiéno-diététiques) permettant de réduire la probabilité de voir se développer la maladie mais aussi d’en  retarder la progression ?
  2. Comment assurer un apport nutritionnel satisfaisant à ces patients confrontés à des difficultés majeures dans la réalisation des gestes simples de la vie quotidienne ?  Nous n’aborderons pas ici cet aspect qui est plutôt l’apanage de structures plus spécialisées (EPAHD, maisons de retraite, HAD ou hospitalisation) ; l’enjeu principal étant de lutter contre la dénutrition.

Quelles mesures de prévention et de protection faut il mettre en œuvre ?

  • Limiter les apports caloriques et limiter les apports en produits sucrés et en acides gras saturés tels que :
    • Les charcuteries et le beurre 
  • Les fromages secs, gras et salés (pas plus de 30 g/j, soit l’équivalent de 1/8 de camembert) ;
  • Les produits transformés industriels prêts à consommer – plats préparés – sont souvent trop gras. Lire les étiquettes, au-delà de 10 g de graisses, appelées lipides, pour 100 g d’aliments (indiqué sur les étiquettes), un produit alimentaire peut être considéré comme  trop gras
  • Réduire aussi au maximum la consommation de viennoiseries, pâtisseries, biscuits, barres chocolatées… Ils contiennent pour beaucoup d’entre eux et à des concentrations variables, des acides gras appelés trans (dénomination sur l’étiquette : « partiellement hydrogénée ») ou des acides gras appelés saturés aux effets négatifs lorsqu’ils sont consommés en excès.
  • Favoriser les aliments riches en anti-oxydants (ail, oignons, fruits et légumes, curcumin, thé vert, choux sous toutes leurs formes : de Bruxelles, vert, choux fleurs, etc…)
  • Utiliser le curry comme condiment, qui est réputé participer à un certain degré de protection grâce au curcuma qu’il contient
  • La consommation régulière et modérée de vin (par la présence du resvératrol, composant anti-oxydant présent dans le vin mais pas dans les autres alcools).
  • Avoir recours au moins 2 à 3 fois par semaine a des poissons gras riches en oméga 3 (tels que le saumon, les harengs, les maquereaux, le thon, etc…)
  • Mais aussi privilégiez la consommation d’huiles riches en oméga 3 que sont les huiles de noix, noisettes, colza et lin ou d’autres produits tels que les oléagineux (noix de cajou, amandes, noix et noisettes)
  • Intégrez régulièrement dans vos menus des légumineuses telles que fèves, pois chiche, lentilles et haricots blancs
  • Consommer tous les jours un peu de salade (romaine, laitue, mâche…) quelle que soit sa variété, pour son apport en vitamine B9.
  • Ces conseils sont ceux du régime méditerranéen fortement recommandé pour contribuer à réduire le risque de survenue d’une maladie d’Alzheimer ou plus généralement de troubles cognitifs

Ces facteurs nutritionnels doivent être complétés par les mesures suivantes :  

  • Rester actif
  • Entretenir ses capacités intellectuelles
  • Mettre en place des activités relaxantes
  • Réaliser des activités nécessitant des initiatives et une planification telles que jardiner, voyager, peindre, bricoler, faire de la musique ou du sport plutôt que de rester passivement devant la télévision
  • Les traitements anti-inflammatoires et hypocholestérolémiants au long cours ( statines) semblent avoir des effets protecteurs
  • Il semble que le rôle des traitements hormonaux substitutifs (THS) chez les femmes reste controversé